
13 janvier 2005 | Le texte reproduit ci-dessous est une communication publique de l’association toulousaine Grisélidis, association de santé communautaire avec les prostituées. Il décrit l’action de Grisélidis et surtout les réalités des persécutions subies par les travailleuses du sexe. Avec ce texte, Grisélidis prend position contre la répression institutionnalisée par la loi sur la sécurité intérieure de Sarkozy et demande son abrogration.
Notre structure :
Grisélidis, association de santé communautaire avec les personnes prostituées à Toulouse.
En quelques mots :
Nous avons un local d’accueil, nous faisons des tournées de rue, la nuit en camping car, le jour à pied ou en vélo, avec pour missions la prévention, l’accès à la santé, aux droits sociaux, au logement, à l’emploi, à la formation, à tous les droits civiques et fondamentaux, Nous faisons beaucoup de médiation avec tous les services de droit commun.
Pourquoi ce nom Grisélidis
Grisélidis est le nom d’une personne prostituée, qui a beaucoup lutté pour les droits et la dignité des personnes prostituées. Nous avons voulu rendre hommage à cette femme, prostituée, conférencière, et écrivaine, elle est notre marraine. L’équipe salariée et le conseil d’administration sont composés de professionnelles socio sanitaires et de personnes prostituées. Nous avons voulu cette alliance pour déjouer les représentations des unes sur les autres, ça marche très bien et nous permet d’être au plus près des réalités.
Les rapports sociaux hommes-femmes sont au centre de notre lecture des situations
Il faut savoir que malgré la stigmatisation dont elles sont l’objet, la plupart des personnes prostituées considèrent leur activité comme un travail. La prostitution n’est pas interdite en France, ses revenus sont soumis à déclaration aux services fiscaux et imposables. Les personnes étrangères qui exercent la prostitution en France avec un visa de tourisme sont considérées par les juges comme en infraction avec la législation du travail.
La thématique « prostitution » est tellement complexe du fait principalement des représentations dont elle est chargée, qu’en quelques minutes nous n’allons évidemment pas faire le tour de la question.
Nous voudrions simplement mettre l’accent sur quelques réalités brutes qui sont
Et mettre l’accent sur la loi dite Sarkozy qui est venue en mars 2003 aggraver une situation antérieure déjà très lourde d’injustice et de stigmatisation, en punissant le racolage y compris dit « passif », de 3750 Euros d’amende et jusqu’à 2 mois de prison.
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